
Hier encore
Tome 1
Quatrième de couverture
J’accordais peu d’importance aux choses matérielles et, malgré l’insistance à me faire monter chez elle, je préférais mettre en branle les osselets de ma main plutôt que d’homologuer la sienne. Visiblement habité par une énergie démoniaque et un vice contre nature, le boulanger de la rue attenante entretenait une liaison avec cet épouvantail. Pourtant, sa femme atteignait une incomparable perfection esthétique. Ainsi, nous nous trouvions confrontés à l’étrange défi de démêler la toile complexe tissée entre des troubles psychiques et la présence quasi divine de Vénus elle-même. Ah oui, indubitablement ! Sa beauté exerçait une séduction si puissante qu’elle aurait captivé un ministre ! Peut-être même, osons le dire, une vedette hollywoodienne ou, mieux encore, un Jules célèbre. L’examen des photographies laissait transparaître son éclat, surpassant de mille façons la légendaire Cléopâtre. Nous conclusions que ceux qui succombaient à la prêtresse vaudou étaient tout simplement ensorcelés. De même, ce camarade, frappé par la folie, se vantait de pouvoir séduire la femme du boulanger, tout comme l’angélique fille du film de Marcel Pagnol. Qu’elles étaient toutes les mêmes, que ce serait aussi facile qu’avec l’autre, et qu’elle… la valait ! Allez savoir pourquoi !
Résumé
Dans ce premier tome de Hier encore, l’auteur ouvre les portes de son enfance pour nous offrir une immersion radieuse au cœur de ses souvenirs. Porté par une écriture ciselée et un sens aigu de l’autodérision, il fait revivre un passé vibrant où la nostalgie se teinte constamment d’humour.
Baigné par la chaleur et la douceur méridionales, le récit s’assaisonne d’anecdotes savoureuses, d’éclats de rire et de tranches de vie hautes en couleur. Mais sous l’enjouement et la dérision se cache une authentique finesse d’observation : l’auteur pose un regard tendre et lucide sur le temps qui passe et les vérités simples de l’existence.
Plus qu’une autobiographie, Hier encore devient un refuge chaleureux face au tumulte du monde : une invitation poétique à chérir chaque instant de joie comme un trésor.
